Der Zakarian : Avant FCN - MHSC, les supporters nantais se souviennent

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Regretté par certains, critiqué par d’autres... A quelques heures de ses retrouvailles avec le FC Nantes en championnat (19h), Michel Der Zakarian est un entraîneur qui ne laisse pas insensible. SUN a donné la parole aux fans nantais… 

Sa dernière venue à la Beaujoire, en mai dernier, n’était pas passée inaperçue. En plus de jouer un mauvais tour à son ancien club (0-2), l’entraîneur montpelliérain avait eu droit à un chant en son nom. « Der Zakarian, Der Zakarian, Der Zakarian… », avait entonné le public, à pleins poumons, pendant de longues minutes, comme un hommage à l’homme auteur de deux remontées en Ligue 1 sous le costume nantais. Mais comme un pied de nez, aussi, à Claudio Ranieri, pas en odeur de sainteté pour son jeu proposé et ses résultats en berne, ainsi qu’à Waldemar Kita, en froid avec Michel Der Zakarian depuis son départ en 2016.

À quelques heures de ses retrouvailles avec la Beaujoire, à l’occasion du match en retard de la 18e journée de Ligue 1, Michel Der Zakarian est un entraîneur qui fait toujours autant parler les supporters nantais. En bien… et en moins bien. « Je n’aime pas du tout sa façon de jouer », souffle Joël, 38 ans. Même son de cloche du côté de Thierry, qui n’hésite pas à dresser un parallèle avec le coach actuel, Halilhodzic. « Tu mets Vahid et MDZ en adjoint, ils te font une équipe trop défensive ».

Un manque d’ambition qui ne passe pas non plus auprès d'Hichem, supporter de 26 ans : « Pour un club moyen du championnat, c’est bien. Mais si on veut plus, c’est compliqué ». Tony, enfin, reprend une expression chère au président nantais, et compare l’actuel coach montpelliérain à « une 2CV ». Sans manquer, néanmoins, de rappeler que sans lui, « le club serait encore en Ligue 2. Alors, encore merci Der Zak ! »

Contre l'Inter, en 1986, « un vrai assassinat »

Des remerciements, c’est surtout ce qui sort de la bouche des fans nantais quand il s’agit d’évoquer le passage de l’homme sur les bords de l’Erdre. « C’est un super mec ! », répondent Marc et Rodolphe. « Mais aussi un super entraîneur qui a fait monter le club. C’est grâce à lui si on en est là aujourd’hui ». Plus que les résultats sportifs, Antoine, lui, préfère se souvenir de la dernière officielle de l’entraîneur à la Beaujoire. Contre Caen, en 2016. « J’étais en Tribune Loire et on avait tous des masques avec sa tête dessus », raconte-t-il. 

Pendant ce temps, Jean-François et Luc se remémorent le joueur qu’il était. « Un défenseur central rugueux et discipliné. Et un joueur de devoir, sous les ordres de Coco Suaudeau », évoque le premier, qui n’oubliera jamais l’un de ses matchs (C3), en 1986, contre l’Inter Milan : « Je garde cette image de lui. Son expulsion en se frappant la poitrine. Il était en pleurs en sortant du terrain. Il savait qu’il avait abandonné ses coéquipiers alors que l’on menait et que l’exploit était tout proche ». Le tableau d'affichage affichait alors 3-1. Finalement, le club italien, vainqueur 3-0 à l’aller, reviendra à 3-3. « C’était un vrai assassinat », se souvient également Luc. « Carton rouge direct, on termine logiquement à 10 »

Pour ce qui est du coach, là encore, les deux hommes sont unanimes. « Il est certes bien loin des Arribas, Suaudeau, Vincent ou Denoueix, mais avec deux accessions en Ligue 1, il a marqué l’histoire du club à sa manière. Et puis, il n’avait pas les mêmes effectifs », sourit Jean-François. Et Luc de conclure : « Remonter deux fois le club dans l’élite, c’est un exploit. Demandez à Sochaux, Auxerre, Brest, Lens, c’est très difficile aujourd’hui. Il fait partie des grands hommes du FCN ».

Ce soir encore, la Beaujoire devrait lui réserver un accueil chaleureux... 

Alexis Vergereau 

FC Nantes (14e) – Montpellier (4e) - 18e journée de Ligue 1 Conforama, un match à suivre ce mardi 8 janvier dès 18h45 en direct sur le FLUX SUN SPORT via mySUN ou http://sunsport.lesonunique.com/

Crédit photo : Arnaud Duret.

Portrait de alexis vergereau

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