Des déferlantes olympiques

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Dans 30 jours tous les yeux seront braqués sur Rio de Janeiro, à l'occasion du début des Jeux Olympiques. Si en basket, l'équipe de France féminine a validé son billet sur le sol nantais, Shona Thorburn et Katherine Plouffe, du Nantes-Rezé Basket, seront également présentes avec le Canada.

Les deux joueuses ont connu deux saisons différentes. La première a dû retrouver du rythme tout au long de la première partie de saison après une fracture du péroné et se remettre au niveau physiquement. A 33 ans, ce n'est jamais simple de retrouver ses sensations préblessures. De son côté, la seconde est, quant-à-elle, montée en puissance au fur et à mesure des matchs, profitant de ses capacités athlétiques pour dominer les raquettes du championnat de Ligue Féminine de Basket. Si pour Shona Thorburn, Emmanuel Coeuret, entraîneur des Déferlantes, reconnaît que le retour des blessures n'est pas simple, il aimerait que Katherine Plouffe gagne en maturité.

 

manu_coeuret_saison_kat_et_shona.mp3, par Inconnu

Toutefois grâce à cette saison, les deux joueuses auront l'opportunité de défendre les couleurs du Canada à Rio. Shona Thorburn disputera ses deuxièmes Jeux, après ceux de Londres. Il y a quatre ans, les Road Women's Warriors (surnom de l'équipe du Canada) avaient terminé leur parcours en huitième de finale contre les Américaines. Cette année, avec une préparation optimale bien que précoce, le tacticien nantais voit bien cette équipe aller chercher une médaille.

 

manu_coeuret_chance_canada.mp3, par Inconnu

Les problèmes, ils pourraient arriver tout de même pour le Canada et les Déferlantes en cas de blessures de l'une des deux joueuses. Avec un groupe extrêmement réduit pour la saison prochaine, le NRB espère récupérer ses deux membres intacts. Avec seulement sept professionnelles parmi l'effectif de douze, la moindre absence pourrait se payer cash.

 

manu_coeuret_canadienne_jeux_mais_risque_blessure.mp3, par Inconnu

Mais même si les deux canadiennes reviennent sans égratignures de leur séjour au Brésil, le retour au quotidien du championnat devrait leur faire marquer le pas. Le besoin de souffler devrait se faire sentir, même s'il y a quatre ans, en revenant de Londres, l'arrière-meneuse avait réalisé l'une de ses plus belles saisons en France (à Aix). Mais depuis le poids des années est passé par là et les blessures aussi.

Le premier match de la saison contre Charleville-Mézières, lors de l'Open LFB sera le premier indicateur sur l'état de forme des deux canadiennes après leur aventure olympique.

Portrait de Jean-Baptiste Maître

Jean-Baptiste Maître