Des poissons électriques pour étudier les eaux troubles de Venise

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Trois chercheurs français, dont deux enseignants de L'École nationale supérieure des mines de Nantes, participent actuellement au projet Européen baptisé « SUbCULTron ». Ce programme initié il y a un an, dispose d’un budget de 5 millions d’euros et réunit six acteurs issus de pays différents pour créer d’ici 2019, un ensemble de poissons robots capables d’évoluer en harmonie et en autonomie dans l’environnement complexe de la lagune de Venise. 

Ces drones sous-marins auront pour mission d’étudier la qualité et la salinité de l’eau et de rendre compte de l’état de l’ensemble de l’écosystème. Une panoplie d’espèces électroniques composée de poissons, moules et d’un nénuphar a été confectionnée pour répondre à ces questions. Ainsi,les robots-poissons se promèneront dans l’eau pour récolter des informations qu’ils enverront aux scientifiques en se greffant aux moules servant de relais radio. Cet ensemble est lui-même relié à un nénuphar utilisé comme un radar pour repérer mais aussi récupérer les drones sous-marins. Les premiers tests ont eu lieu lundi 11 avril avec réussite dans les eaux vénitiennes.

Portrait de Bastien Gauriau

Bastien Gauriau