La Loire-Atlantique et le Maine-et-Loire seront aux Jeux Paralympiques

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Du 7 au 18 septembre, les Jeux Paralympiques investissent Rio de Janeiro. Parmi les 126 sportifs de la délégation française, sept viennent de Loire-Atlantique et de Maine-et-Loire. En plus des compétiteurs, la région sera représentée par un arbitre international.  Etat des lieux des forces en présence.

Honneur aux anciens avec l’équipe de France de rugby-fauteuil, qui compte le plus âgé de cette liste. L’entraîneur-joueur du club de l’Atlantique Rugby Fauteuil de Carquefou (Mambas), Sébastien Lhuissier (39 ans) sera présent à Rio. Dans ses bagages, il emmène avec lui Nicolas Rioux, membre également des Mambas de Carquefou.

Ces deux joueurs faisaient déjà partie du groupe qui a qualifié la France pour Rio en juin dernier. Lors du Tournoi Qualificatif Paralympique, les tricolores ont validé leur billet en s’imposant face à la Nouvelle-Zélande.

La 7e nation mondiale se rend à Rio afin de continuer sa progression. Lors de ces olympiades, ils chercheront encore à apprendre auprès des grandes puissances de la discipline que sont les Etats-Unis, le Canada et l’Australie. Une médaille sera compliquée à décrocher, même si l’espoir n’est pas interdit.

En cyclisme, Jérémy Crépelière peut jouer les trouble-fête.

Créer la surprise, c’est le souhait de Jérémy Crépelière. A 35 ans, le licencié du Vélo Sport Saumurois découvrira l’ambiance des Jeux Paralympiques. Si sa première sélection avec l’équipe de France remonte à 2007, le spécialiste du contre-la-montre n’était pas présent à Pékin et à Londres.

Né sans cheville, ni péroné à la jambe droite, il participera à ces Jeux Paralympiques dans la catégorie C4, intégrant les sportifs ayant une infirmité motrice.

Malgré de faibles chances de médaille, Jérémy Crépelière se présentera en outsider au podium du contre-la-montre. En effet, il reste sur une deuxième place lors de la 2nde épreuve de la Coupe du Monde à Ostend, en Belgique.

Le Canoë-Kayak fait son apparition au Jeux.

Lors des Jeux Olympiques, deux disciplines avaient fait leur apparition (le golf et le rugby). Pour les Jeux Paralympiques, c’est le Triathlon et le Canoë-Kayak qui entre dans la cour des grands. Dans cette dernière discipline, le Maine-et-Loire aura une représentante, en la personne de Cindy Moreau sur le 200 mètres.

Pour cette découverte, la sprinteuse de 32 ans compte bien inscrire son nom sur la liste des médaillés. Dans la catégorie KL3 (infirmité partielle des jambes), elle a, depuis 4 ans, enchaîné les podiums. Elle reste d’ailleurs sur une médaille d’argent lors des championnats d’Europe de 2016.

Toutefois, la compétition à Rio ne sera pas organisée comme à l’accoutumée. Les séries seront disputées sous forme de duels et non en course en ligne. Seule la finale sera disputée avec huit participantes alignées sur le même plan d’eau. Suivant ses résultats lors des séries, la pensionnaire du Club Nautique de Bouchemaine, pourra rêver d’or.

Damien Seguin a une revanche à prendre

De la plus haute marche du podium, Damien Seguin en rêve également. Depuis sa quatrième place à Londres, le Nantais n’a qu’un souhait : effacer cette débâcle. Habitué aux Olympiades, le porte-drapeau de la délégation française en 2012, souhaite aussi oublier sa seconde place en Coupe du Monde cette année.

Loin de son meilleur niveau en janvier, celui qui s’entraîne au Sport Nautique de l’Ouest est monté en puissance au fil de la saison. Sur son quillard, le skipper de 36 ans devra appréhender la compétition avec légèreté, le seul moyen de repartir avec l’or. Métal qu’il a déjà eu autour du cou à Athènes, lors de ses premiers Jeux.

Le retour d’Arnaud Assoumani

En plus d’une médaille d’or obtenue à Pékin en 2008, Arnaud Assoumani détient, quant à lui, un record du monde dans sa discipline. En effet, le spécialiste du saut en longueur (7m58) est encore l’homme à battre dans la catégorie T47 (un membre en moins).

Depuis quatre ans, les blessures l’ont tenu éloigné de toutes compétitions. En mai, lors de son retour sur les tartans internationaux, à l’Open de Paris, le sauteur a néanmoins tout de suite retrouvé ses marques. Avec un saut à 6m53, le membre du Nantes Métropole Athlétisme est devenu champion de France.

A Rio, la barre des 7m20 devra être franchie s’il veut monter sur le podium.

Matéo Bohéas, le jeune en devenir

A 19 ans, Matéo Bohéas découvrira l’univers des Jeux Paralympiques. Dans la catégorie Classe 10 (handicapés d’un membre inférieur), le champion de France de Tennis de Table, sous les couleurs du club angevin de La Vaillante, espère réaliser un coup à Rio. Né avec une malformation du mollet, il fait partie de cette catégorie de joueur à évoluer debout.

Médaillé de bronze avec l’équipe de France lors des Championnats d’Europe de 2015, le pongiste originaire de Saint-Sébastien-sur-Loire sait que sa plus grande chance de médaille reste en équipe. Mais sa 3ème place au classement mondial, lui permet de rêver d’un podium en individuel.

L’arbitre, François Carcouët

En cécifoot, la France n’aura qu’un seul représentant sur toute la compétition. Les Bleus n’ayant pas composté leur billet pour Rio, la délégation tricolore sera représentée par François Carcouët.

Cet arbitre, membre du club de Don Bosco Cécifoot, participera à ses deuxièmes Jeux Paralympiques. Il avait fait partie de la liste des officiels pour la compétition à Londres, en 2012. Depuis, il arbitre régulièrement des rencontres internationales.

 

Avec sept représentants, le Maine-et-Loire et la Loire-Atlantique semblent prêts à enrichir le tableau des médailles du club France. Quatre sportifs pourraient même ramener la plus haute des distinctions.

 

crédit photo : http://cpsf.france-paralympique.fr/

 

Portrait de Jean-Baptiste Maître

Jean-Baptiste Maître