La Ruche dit oui à l'alimentation locale

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A l'occasion de la semaine "manger local, c'est l'idéal" du 17 au 25 septembre 2016, rencontre avec une responsable de ruches à la Ruche qui dit oui ! Laurence Landrin nous explique comment cette alternative permet à la fois de créer des emplois et des rencontres en se concentrant sur le plaisir du goût.

La Ruche qui dit Oui ! est née de Guilhem Chéron, en octobre 2009. Un an et deux mois plus tard, il s'associait à Marc-David Choukroun et Mounir Mahjoubi pour créer la société Equanum SAS, la Ruche qui dit oui ! En 2012, l'entreprise est agréée "Jeune et innovante" et "Entreprise sociale et solidaire". En 2014 elle s'ouvre à l'Europe : Allemagne, Royaume-Unis, Belgique et Italie, alliant entreprenariat, logique collective et innovation numérique, la Ruche qui dit Oui! est la première start-up sociale et solidaire.

Sa base : des producteurs locaux. Ils fixent leurs propres prix, perçoivent 80% du revenu de la vente, et sont chapeautés par les responsables des ruches. Le site web de l'organisme est un outil important pour passer à la vitesse supérieure. Il permet aux exploitants de se faire connaître, mais aussi d'échanger entre pairs pour se donner des conseils sur la production alimentaire, et le fonctionnement du circuit-court.

Laurence Landrin, une gourmande à deux ruches

Pour la responsable de ruches Laurence Landrin, tous ceux qui se lancent dans cette aventure sont avant tout des gourmands. Micro-entreprises, associations, individu seul, tous partagent le plaisir du goût.

Plus qu'un rapport humain, le plaisir du goût, par Cerise Robin

Une ruche est une communauté voulant se rapproprier son alimentation, mieux comprendre et prendre possession de son territoire. Elle est chapeauter par un responsable, qui peut s'occuper de plusieurs groupes.

La jeune femme est l'un de ces points de fixation pour les producteurs. Elle fait partie des prestataires de service pour les exploitants comme pour les membres de ruches. Elle a ouvert deux zones qui, un peu comme des marchés, vont accueillir les vendeurs sur un créneau horaire. Une alternative au circuit long puisqu'en moyenne, ils parcourent 43 kilomètres pour s'y rendre. 

Pour le site, son choix s'est porté sur les bars. Le Petit Café de Rezé pour sa Ruche Rezé-Blordière le jeudi de 17h30 à 22h, et au Café Willy Wolf Society pour celle de Nantes Baco Hôtel Dieu. Indépendante de la Ruche, elle touche 8,35% de la part des agriculteurs, qui versent le même montant à Ruche Mama pour couvrir le temps passé, la communication, etc.

Le Local, c'est global

La première récolte de la Ruche Rezé Blordière est un bon exemple du mode de fonctionnement des ruches. Les producteurs prévoient en avance le volume qu'ils pensent récolter. Deux jours avant la vente, les commandes web sont arrêtées. Il n'y a pas de transfert d'argent en main propre mais en amont, sur le site. Ils multiplient les circuits courts, pouvant ainsi s'en sortir.

Ceux qui intègrent une ruche ne sont généralement pas des agriculteurs ayant goûté à la grande distribution. Dernièrement, une trentaine d'éleveurs se sont installés à leur compte pour fonctionner en circuit fermé, réponse pour eux à la crise traversée par le secteur laitier. Cependant ici, selon Laurence Landrin, ce n'est pas le cas. Les producteurs ont souvent commencé par le circuit court. Pour intégrer la ruche, ils n'avaient qu'à être locaux.

Seule condition, être local , par Cerise Robin

Pour Laurence Landrin, le mode de consommation local rassemble de plus en plus de personnes. Même s'ils explorent encore, les gens s'intéressent. "c'est vraiment un soucis grandissant chez les gens. Ils savent ce qu'ils mettent dans leurs assiettes, c'est une convivialité qui se perd autrement. Autant au niveau des producteurs que des consommateurs, beaucoup font partie d'AMAP."

Les consommateurs picorent par Cerise Robin

Portrait de Cerise Robin

Cerise Robin