Les réfugiés de la rue des stocks toujours en attente d'un logement

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Expulsés hier du squat rue des Stocks, les sans-papiers, maintenant à la rue, se sont rassemblés devant la préfecture pour dénoncer une expulsion "déloyale".

Sur la centaine d'occupants, seulement sept personnes auraient été relogées pour la nuit. La veille, la mairie de Nantes assurait, via un communiqué, que des "solutions temporaires seraient proposés aux personnes concernées". Le 115 devait se doter de places supplémentaires mais d'après le témoignage de l'un des réfugiés dans les colonne de Ouest-France aujourd'hui, il n'en n'est rien. "Ce matin, on nous a dit d'appeler le 115. J'ai téléphoné à 10h, la dame m'a demandé de rappeler à 13h. À 13h, on m'a dit 15h. À 15h, on m'a dit 20h15. À 20h15, on me dira qu'il n'y a plus de place."

Un campement s’est donc monté devant la préfecture où un rassemblement avait lieu ce matin, à l’appel de plusieurs associations. Sur les banderolles, on pouvait lire des inscriptions telles que  "Immigrés, français, mêmes droits même combats", ou "un toit, c'est un droit", place du Port-Communeau.

La maire de Nantes Johanne Rolland, en vacances, ne s'est pas exprimée pour le moment.

Crédit photo @Presse-Océan

Portrait de Anonyme

Anonyme (non vérifié)