Médecine complémentaire : entre accessibilité et reconnaissance

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La médecine complémentaire se différencie en plusieurs points de la médecine conventionnelle. Parfois appelée médecine "douce", elle base les soins sur des concepts différents (circulation d'énergie, relaxation, etc.). L'autre problème réside dans son coût, souvent élevé et pas toujours très bien remboursé par les mutuelles. Malika Darmoungar va lancer prochainement une association pour tenter de permettre, à qui veut, d'accéder à des consultations à bas coûts.

Un temps décriée par les professeurs et les chercheurs, la médecine complémentaire se fait petit à petit sa place dans le paysage médical, au point d'être régulièrement utilisée dans les hôpitaux, par exemple, des anesthésies sous hypnose. C'est toujours dans ce but de démocratisation que le projet "Altersoins pour tous" a été lancé par Malika Darmoungar. Son objectif, réunir des praticiens qui donneront de leur temps pour permettre à des personnes qui n'ont pas forcément les moyens de s'offrir des consultations régulières, de tester ces pratiques médicales.

Des séances découvertes

Car en France, les médecines complémentaires ne sont pas remboursées par la Sécurité Sociale. Seuls quelques régimes de mutuelles permettent un remboursement partiel des soins prodigués. Si le projet "Altersoin" n'a pas encore abouti, une première réunion publique a permis, la semaine dernière, de constater que la demande était importante de la part des personnes présentes ; et que les praticiens semblaient intéressés à l'idée d'ouvrir leur cabinet pour des séances de découverte. Il reste à Malika Darmoungar de coordonner des bonnes volontés pour en faire un système viable pour rendre la médecine complémentaire accessible à tous.

Retrouvez l'interview de Malika Darmoungar et de Laurent Berthelot, praticien shiatsu, dans le Zoom Actu du 27 novembre.

Portrait de Thomas Groussaud

Thomas Groussaud