NRMV : le changement c'est maintenant

Pour la saison prochaine, le NRMV fait peau neuve. De l’exercice délicat qui vient de s’achever, seulement trois membres sont conservés. Le reste de l’effectif sera donc nouveau, à commencer par l’entraîneur.

Depuis sa montée dans l’élite en 2010, le Nantes Rezé Métropole Volley n’a pas disputé pour la deuxième de son histoire les Playoffs. Une contrariété pour un club qui souhaite s’installer à moyen terme dans le Top 5 du championnat de France. Des performances qui ont laissé perplexe Dominique Amans, manager général du club. “ Personne n’a encore compris ces résultats en dent de scie. Si on avait la solution, on l’aurait appliqué. Mais je dois avouer que ça restera un éternel mystère. C’était peut-être une question de préparation de matchs ou de gestion du groupe.”  

Un groupe qui était alors sous la houlette de Martin Demar, au club depuis 2009. Pour la saison prochaine, le Tchèque a été démis de ses fonctions. Si le club lui a bien proposé un autre poste, il a préféré refuser. C’est un Italien qui le remplacera sur le banc. Fulvio Bertini a en effet hérité des faveurs du NRMV pour devenir, pour la première fois de sa carrière, tacticien d’un club dans l’élite. “Même si à la base, il venait en tant qu’adjoint”, selon les dire de Dominique Amans. Pour autant, il connaît bien la Ligue A pour avoir été adjoint à Beauvais entre 2013 et 2015. De quoi inspirer la confiance de ses nouveaux dirigeants.

Dominique Amans explique les raisons de la venue de Fulvio Bertini, par Jean-Baptiste Maître

Les Bataves toujours à l’honneur

Dans son groupe, l’italien aura à faire à un mélange entre habitués de la Ligue A et les autres. En effet, sur les huit arrivées enregistrées, la moitié ont déjà évolué dans l’élite du volley français. C’est notamment le cas de Gary Chauvin, déjà passé sur les bords de Loire.  Mais le gros coup du NRMV se trouve au centre, avec la signature de Médéric Henry. L’ancien joueur de Sète espère par ce recrutement retrouver une place en équipe de France. “ Il va arriver avec des dents qui rayent le plancher. Quand on a envisagé l’équipe avec Fulvio, Médéric a été son premier choix. Le joueur n’était pas content de sa situation donc je l'ai appelé. Avec lui, on est passé par toutes les situations pour le faire signer.” Si ce dernier remet le NRMV sur la carte de France du volley, il viendra, à l'instar de ses nouveaux partenaires, dans une volonté de retrouver du temps de jeu. 

Au poste de Central, il sera mis en concurrence avec Philippe Tuitoga (Nice) et Michaël Parkinson (Lennik). Ce dernier vient palier le départ de Jasper Diefenbach à Tours. Cet international néerlandais n’arrive pas seul, puisque Dirk Sparidans a également choisi de s’enrôler avec le NRMV. Ils viennent former le quatuor batave, puisque Robin Overbeeke et Floris Van Rekom restent. Une nouvelle fois, les dirigeants ont donc préféré faire confiance à la filière hollandaise. Une filière qui n’avait pas forcément apporté pleine satisfaction la saison dernière. Cette année, il faudra donc “être vigilant” selon Dominique Amans.

Dominique Amans s'exprime sur la filière batave du NRMV, par Jean-Baptiste Maître

 

Départs : Ales Holubec (Liberes), Matyas Demar (CZU Pragues), Jérémie Mouiel (Chaumont), Jasper Diefenbach (Tours), Cody Caldwell (?), Seppe Baetens (Axis Guibertin), Théo Morillon (Nancy), Sébastien Ducange (Martigues), Lukas Demar (Nice)

Arrivées : Philippe Tuitoga (Nice), Sergio Noda Blanco (Sienne), Gary Chauvin (Chaumont), Rafail Koumentakis (Lubin), Dirk Sparidans (Kladno), Médéric Henry (Sète), Mickaël Parkinson (Lennik), Théo Josserand (Strasbourg), Fulvio Bertini (Entraîneur, Santa Croce).

Ils restent : Floris Van Rekom, Robin Overbeeke, Martin Repak

 

Portrait de Jean-Baptiste Maître

Jean-Baptiste Maître