Optimiser les navires du futur

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La navigation en haute mer, c'est bien connu, est toujours dangereuse. Et ça l'est encore plus lorsque les navires sont plus gros, à l'image des immenses porte-conteneurs. L'exemple le plus récent est celui du Modern Express, un cargo qui a chaviré fin janvier au large des côtes françaises. Pour renforcer la sécurité des navires de demain, une chaire de recherche a été mise en place avec des acteurs publics, privés et universitaires.

 

Dans nos océans, le transport maritime représente 90% du trafic en mer, le reste étant partagé entre activités de loisir, de guerre ou de pêche. En 2016, la mondialisation est telle que l'import et l'export favorisent le bien-être des sociétés occidentales et, par voie de conséquence, le transport maritime est indispensable. Mais les risques en mer sont nombreux, avec notamment la houle, les courants marins ou les mauvaises conditions météorologiques. La sécurité des navires et de leurs équipages est, en ce sens, une problématique importante.

A l'Ecole Centrale de Nantes, on prend le problème à coeur. C'est pourquoi une chaire de recherche a été créée dans le but d'optimiser la sécurité des futurs navires. L'équipe met en relation plusieurs acteurs : l'Ecole Centrale, établissement de formation d'ingénieurs, le Bureau Veritas France, leader mondial dans l'évaluation de la conformité et la certification, et les start-ups Nextflow Software, éditeur de logiciels de simulation de mécanique des fluides et HydrOcean, spécialisé dans l'hydromécanique et l'hydrodynamisme. Tous ses collaborateurs vont travailler pendant les dix années à venir, sous la houlette de David Le Touzé, enseignant-chercheur à l'Ecole Centrale. Le budget représente 7,5 millions d'euros.

"La partie assez bien maitrisée, en simulation numérique notamment, c'est les navires sur la mer quand elle est calme", explique David Le Touzé, qui va coordonner le partenariat de recherche. "On arrive assez bien à prédire, à partir de la forme du navire, quelle puissance il faut installer, quel moteur", poursuit-il. La réelle difficulté, c'est de prédire précisemment les interactions entre la houle (les vagues, ndlr) et ces navires. C'est sur ce point que la chaire va axer ses travaux. Au travers de modélisations numériques et de tests en bassin, les chercheurs devront trouver de nouvelles façons de concevoir les immenses bateaux de transport du futur.

 

Retrouvez ci-dessous l'intégralité de l'entretien avec David Le Touzé.

L'invité du 17/19 : David Le Touzé - Ecole Centrale de Nantes, par lesonunique

 

Crédit photo : EC-Nantes

 

Portrait de Arnaud Gruet

Arnaud Gruet