Pourquoi le FC Nantes va gagner la Coupe de France ?

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Trois jours après sa qualification aux dépens de l'Entente Sannois Saint-Gratien (0-1), le FC Nantes reçoit, mardi soir (18 h 30), le Toulouse Football Club à la Beaujoire, pour une place en quarts de finale de la Coupe de France. Mais vous pouvez déjà cocher la date : le 27 avril 2019 verra les Canaris soulever le trophée. C’est comme ça et on vous dit pourquoi… 

Parce que la disette a trop duré 

Pour retrouver un titre du FC Nantes, il faut dépoussiérer les livres d’Histoire. Il y a dix-huit ans environ, le 12 mai 2001, le FC Nantes battait Saint-Etienne lors de l’avant-dernière journée grâce à un but de Marama Vahirua et devenait champion de France pour la huitième fois. Depuis, le club a beaucoup ramé, n’offrant à ses supporters qu’une finale de Coupe de la Ligue en 2004, envolée comme une panenka, et la joie de deux remontées dans l’élite. Une bien trop maigre consolation pour un public toujours fidèle qui n’attend qu’une chose : vibrer et revivre une soirée de fièvre, de liesse populaire… 

Parce qu’après 1979 et 1999, il y a… 2019 

C’est vrai que « vingt ans », encore plus après la deuxième étoile des Bleus en Russie, ça sonne bien... Et pour le FC Nantes, cette année, les planètes sont alignées. Si l'on excepte, bien sûr, la célèbre victoire de 2000 contre Calais, la Maison jaune a soulevé la Coupe de France en 1979, après un succès qui a été long à se dessiner contre l’AJ Auxerre, et en 1999, devant Sedan. Ok, on ne sait pas encore si la Suède remportera aussi cette année l’Eurovision comme Charlotte Nilsson et sa chanson Take Me to Your Heaven, ni si Manchester United ramènera la Ligue des Champions à la maison. Mais pas besoin d’être mathématicien pour noter que le FC Nantes la remporte tous les vingt ans et que 2019 sera, une nouvelle fois, son année. C’est comme ça, c’est écrit… 

Parce que Nantes n’a plus rien (d’alléchant) à jouer 

Comme depuis plusieurs saisons maintenant, le FC Nantes a la fâcheuse habitude de terminer ses saisons dans le ventre mou de la Ligue 1. Si cette année, la course au maintien - qui n’a rien d’alléchant, il faut l’avouer - est encore loin d’être gagnée, le club ne comptant que six points d’avance sur le barragiste, Monaco, mais avec un match en moins, une épopée en Coupe de France donnerait du piment à la fin de saison. Et causerait quelques maux à la LFP obligée de reporter depuis plusieurs semaines les rencontres des Jaunes les mardis et mercredis soir. 

Parce que Paris veut faire un break 

C’était voyant le 9 janvier dernier, contre Guingamp, en quarts de finale de la Coupe de la Ligue, Paris commence à se lasser des trophées nationaux. Ce jour-là, le vainqueur des cinq dernières éditions avait préféré laisser sa place aux Bretons (défaite 1-2 au Parc des Princes). Pour casser totalement la routine et sortir de nouveau les crocs la saison prochaine, le club de la capitale, quadruple tenant du titre, devrait laisser filer aussi la Coupe de France. Et pourquoi pas contre Villefranche (National 1), dès mercredi soir, en huitièmes de finale. Ne serait-ce que pour consoler les Marseillais qui n’ont toujours pas digéré Andrézieux et se libérer l’esprit, à une semaine du vrai huitième contre United...

Parce que Les Herbiers sont éliminés 

Quelques mois après avoir mis la France à ses pieds, l'ogre vendéen était l’équipe la plus redoutée, celle à éviter absolument au tirage au risque de sortir prématurément. Mais l’équipe, aujourd’hui en National 2 et toujours emmenée par Stéphane Masala, ne portera pas le costume de favori plus loin que les seizièmes de finale. Les Rouge et Noir ont - en effet - été sortis par Villefranche (2-0), mardi 22 janvier. De quoi offrir aux Canaris un boulevard vers le titre… 

Parce que Vahid l’a déjà fait en tant qu’entraîneur 

C’était il y a bientôt quinze ans, le 29 mai 2004. Alors coach du Paris Saint-Germain, équipe dont il a revêtu le maillot en tant que joueur lors de la saison 1986-1987, Vahid Halilhodzic emmène le club au Stade de France. Ce soir-là, sa formation, qui courait après un titre depuis 1998, s’impose grâce à un but de la tête de l’inévitable Pedro Miguel Pauleta et remporte sa sixième Coupe de France. En face, l’adversaire était Châteauroux. Tiens, c’est aussi contre cette équipe que le FC Nantes est entré dans la compétition, début janvier (4-1). On n’en dira pas plus… 

Parce que d’en haut, Emiliano Sala veille sur eux 

Tous les supporters en rêvent. Pour Emi, les joueurs y pensent, aussi, sans doute. Gagner la Coupe de France 2019 et réunir toute la grande famille du FC Nantes à Paris, comme contre Saint-Etienne mercredi dernier dans une ambiance incandescente, quelques semaines seulement après la disparition tragique de l’attaquant chéri, aurait une saveur particulière et mettrait du baume au cœur. Et entendre tout un virage jaune et vert reprendre à l’unisson : « C’est un Argentin, qui ne lâche rien, Emiliano Sala, Emiliano Sala, Emiliano Sala ». Oui, ça aurait de la gueule… 

Alexis Vergereau

Portrait de alexis vergereau

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