Reconditionner son ordinateur, une Zolution socio-environnementale

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A l'occasion de RéZolution numérique, Nâga animait un atelier le mardi 20 septembre au SoliLab à Nantes. l'association rezéenne explique comment diminuer l'impact socio-écologique de l'informatique.

Le cycle de rencontres territoriales accompagne les associations dans leur révolution numérique. Cette année il s’inscrit dans le cadre de la Nantes Digital Week. Une 15e d’experts seront présents pour animer des ateliers de 14 à 16h15 ou prendre part à une table ronde de 16h30 à 18 heures au SoliLab. L’Association Nâga participe à cet événement gratuit et ouvert à tous. L’organisme, basé à Rezé, récupère, reconditionne et distribue des ordinateurs à ses adhérents. Dans le cadre de RéZolution numérique il animera un atelier pour comprendre comment diminuer l’impact sociétale et environnementale de l’informatique. Une nécessité, comme nous l’explique Benjamin Larcher, chargé de projet et bénévole dans la structure

L'impact environnemental de l'informatique, par Cerise Robin.

La mission de Nâga est de collecter et reconditionner les ordinateurs sous logiciel libre, en occurrence Linux, puis de les redistribuer à ses adhérents. L'organisation va aussi rendre ces derniers autonomes en les initient à l'informatique. Pour Benjamin Larcher, l'idée est d'être pluridisciplinaire. A l'image de Pierre François, co-monteur du projet, qui allie sa fonction de philosophe avec la comptabilité, la formation, et la mise en place de l'association. L'art d'apprendre, tout le temps, que l'organisme insuffle à ses bénévoles et services civiques. 

Le reconditionnement, un rôle citoyen

Pour le chargé de projet, tous les citoyens ont un rôle à jouer. En récupérant du matériel reconditionné, ou en parlant de cette alternative à son patron, à sa famille ou ses amis. Le bouche-à-oreille mais aussi la faculté de persuasion sont extrêmement importants. Un argument de poids pèse dans la balance : le coût. Un ordinateur sous logiciel libre est moins cher. Tout d'abord parce que bien souvent il a déjà été utilisé. Ensuite tout simplement parce que le prix du logiciel soustrait, il ne s'agit plus que d'un appareil qui attend patiemment que son propriétaire en fasse quelque chose. A titre d'exemple, la gendarmerie a fait 40% d'économie en passant sous logiciel libre. 

Une initiative qui se retrouve aussi à l'Université de Nantes, mais pas encore dans les écoles primaires, pourtant en pleine transition numérique. 

L'acte citoyen se situe également dans le recyclage. Les normes environnementales supposent que toute personne ou institution se séparant d'un appareil doit payer une écotaxe. Laquelle, à l'instar de la taxe ménagère, sert aux organismes tels que Nâga, souvent oubliée dans la répartition des revenus, pour qu'ils prennent en charge les outils informatique et les recycle. Sous-entendu les reconditionne, pour leur donner une seconde vie. Cependant, comme l'explique Benjamin Larcher, les entreprises préfèrent ne rien débourser, et faire don des déchets. Ce qui induit un non financement des assossociations et entités prennant en charge le matériel. Il ajoute qu'aujourd'hui, le recyclage n'est pas tout à fait complet. 

Actuellement, le recyclage n'est pas au plus haut niveau, par Cerise Robin

Une économie du logiciel

Les logiciels libres comme Ubuntu ou VLC générent des revenus. Leurs créateurs ouvrent ce que l'on appelle des Backdoor. Des portes de sorties, dans le logiciel, qui permettent de venir corriger les bug. L'argent vient aussi des formations et des encadrement pour mettre à portée le matériel numérique. 

Linux et ses comparses n'utilisent pas les données personnelles. "Contrairement à Windows 10 où il y a 7 logiciels espions," précise Benjamin Larcher. Un exception : Ubuntu. Il a créé un scandal avec sa porte ouverte sur Amazon, permettant au géant de la vente en ligne de connaître ses utilisateurs et ainsi de les cibler. Une porte qu'il était cependant facile de refermer, puisque mis en avant. Pour finir, le jeune homme nous explique que contrairement aux autres applications, il n'y a pas d'idée commerciale sous-entendant une obsolescence programmée. 

L'obsolescence programmée, par Cerise Robin

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Portrait de Cerise Robin

Cerise Robin