S’initier à la culture dub avec le Dub Camp Festival

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Le Dub Camp Festival prend racine à Carquefou du 7 au 10 juillet prochain. Pour sa troisième édition, le plus gros festival européen sound system en plein air change d’adresse mais aussi de programme. Avec près de 800 bénévoles et 75% de nouveaux artistes, l’événement créé par l’association Get Up garde cependant son image multiculturelle.

Les 82 artistes Reggae Dub viennent de France, du Cap Vert, d’Espagne, de Suisse, d’Angleterre, de Jamaïque ou encore du Japon, à l’instar des festivaliers qui, selon le directeur de l’association Get Up Olivier Bruneau, n’hésitent pas à traverser l’Atlantique pour se rendre dans les Pays de la Loire chaque année. «On a en moyenne plus de 20% du public qui parcourt plus de 400 km pour venir au festival. Certains réservent de Nouvelle-Zélande, d’Australie, des États-Unis ou même du Mexique », explique l'organisateur.

Pour Simon, MC Selecteur du groupe nantais RDH Hifi, « façonner son son à son image a fait le dub ». Car outre les basses et le matériel, chaque musicien apporte sa propre signature à partir de ses goûts mais aussi de ses origines musicales. Ainsi pour RDH, le côté haché de Difraktion s’explique par les mouvances électro du compositeur Clem’. « Le Dub c’est une grande famille, mais sa musique est accessible à tous parce qu’elle est raccordée à beaucoup d’autres genres musicaux », explique le jeune homme. En effet, des groupe comme Zenzile viennent tout droit de la scène punk/hardcore et gardent cette origine dans leurs créations.

Des nouveautés

Le Dub Camp Festival évolue : les festivités commencent dès jeudi 7 juillet avec une opening session. Côté participation, l’association Get Up attend 23 000 personnes, soit 13 000 de plus qu’en 2015. Trois arènes seront proposées chaque jour, 17 sounds systems dont un avec une session spécifiquement féminine. Le deuxième sexe n’étant que peu représenté, en 2016 l’organisation a décidé de lui faire la part belle dans la Sound Meeting Arena. Y sont attendues l’espagnole Ines Pardo, la française Mo’Kalamity ou encore Nish Wadada du Cap Vert.

Autre nouveauté : les Uplifts Corners, des sounds installés directement dans le camping pour l’après-midi. Was Diggers, Ras Digby ou encore Daddy Reggae et son camion jaune s’y succéderont.

Un festival familial

Si le festival reste une niche pour initiés, le directeur de Get Up tient à préciser qu’il est aussi bon enfant et familial. Avec des groupes comme les français Panda Dub, l’événement musical veut s’ouvrir à un public néophyte. La moyenne d’âge est d’une trentaine d’années cependant avec un public qui parfois vient en famille, des places gratuites sont prévues pour les moins de 12 ans. Il n’est pas rare que les tout petits croisent les seniors, du moins en journée.

Les dubbeurs présents à la conférence du vendredi 3 juin sont unanimes : le dub est un état d’esprit. Partager les valeurs écologiques de l’association pousse beaucoup à se rendre au festival pour profiter des massages, du marché d’artisans et d’une nourriture bio créée par des commerçants locaux. En effet cette année, l'accent est mis sur l'engagement citoyen de l'association, avec notamment des navettes gratuites de nuit mises à la disposition du public pour le retour, un accès adapté aux personnes en situation de handicap grâce au partenariat avec l'association Quest'handi ou encore un véritable travail de tri des déchets.

Retrouvez également le directeur de l'association Olivier Bruneau ci-dessous, il évoque l'engagement citoyen du Dub Camp Festival

Retrouvez ci-dessous en cliquant sur la flèche orange l'interview complète de Simon, du groupe nantais RDH Hifi du 08 juin 2016

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Portrait de Cerise Robin

Cerise Robin