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St Nazaire : le lycée expérimental veut rester une alternative éducative

Depuis plus de 30 ans, et une lettre de Gabriel Cohn-Bendit au ministre de l'Education de l'époque, le lycée expérimental de St Nazaire se veut une alternative éducative. Pas de proviseur.e, pas de CPE, mais 19 MEE actuellement (Membres de l'Equipe Educative) pour près de 160 élèves chaque année, et chacun participe à la cogestion du lycée. 

L'établissement public tente "d'élargir le cadre", et non de se placer en dehors. Il peut préparer au bac (ES, S et L) pour les élèves qui le souhaitent, mais pas d'obligation. Pas de notation non plus. En revanche, les élèves y sont responsabilisés, et invités à être de plus en plus autonomes.

Comment s'organisent les enseignements ? D'abord, par quinzaine : des ateliers le matin, pendant lequels les groupes travaillent autour d'un thème ("cela peut-être Madame Bovary comme la fabrication du pain"). Les après-midi sont plutôt dédiés à des temps plus disciplinaires, axés sur le bac. Les équipes ont également mis en place des temps institutionnels qui permettent d'articuler le fonctionnement du lycée.

Un modèle qui interroge, et qui, selon les MEE, nourrit aussi beaucoup de fantasmes, négatifs comme positifs - le lycée expérimental n'est pas la solution miracle pour tous les élèves, mais son équipe éducative veut conserver son caractère alternatif et public. 

Selon le rectorat (qui n'a pas souhaité répondre à nos questions), le lycée voit ses effectifs baisser et l'institution prévoit donc la suppression en heures de l'équivalent de 2 temps plein (36 heures). A ce jour, la communication semble difficile, pour ne pas dire rompue entre le lycée et les services du rectorat. 

Nous avons rencontré Pauline Thomas, professeure d'espagnol depuis 5 ans au lycée expérimental nazairien.

Son archive : INA - Antenne 2 / Henri Sannier

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