Un robot pour nettoyer les litières des élevages

De plus en plus, des initiatives voient le jour afin de soigner les élevages avec le moins possible d'antibiotiques.

La plupart du temps ce sont les antibiotiques qui sont utilisés pour soigner les animaux. Mais de plus en plus, les bactéries sont anti-biorésistantes, elles résistent à ces médicaments. Le problème, c'est que cette anti-biorésistance se transmet aussi à l'homme. Alors de nombreuses alternatives voient le jour pour éviter ce mode de soin. Le Groupement des Agriculteurs Biologique de Loire-Atlantique forme les agriculteurs aux médecines alternatives, comme l’ostéopathie ou la phytothérapie en particulier pour les bovins. Ils sont formés par des vétérinaires spécialisés à ces pratiques. Mais l'efficacité de ces médecines alternatives peuvent être contestés. « Au niveau du Gab, avec les vétérinaires et les agriculteurs, on ne voit pas la santé de la même façon. C'est à dire : j'ai un rhume, je donne tel médicament. Non, c'est plutôt, qu'est ce que l'on fait pour éviter le rhume. On va éliminer énormément de maladies de cette façon. Ensuite, ça n'empêche qu'il y ait des pathologies comme des mammites. On travaille au niveau national pour faire des protocoles de recherches, pour vérifier si ça fonctionne ou non. si ça ne fonctionne pas. », se défend Olivier Linclau, conseiller Technique au GAB 44.

Olivier Linclau.mp3, par Inconnu

Cela permet de prendre les devants au niveau du sol, des végétaux et des animaux pour éviter les déséquilibres alimentaires. À Cholet, autre projet. C'est un robot qui fait de la prévention. Octopus Robots a mis au point une machine qui traite les litières par une aération mécanique et une pulvérisation de produits assainissant directement sur les litières, notamment pour les élevages de volailles. L'objectif est de diminuer ou éradiquer la présence bactérienne, en particulier les bactéries multi-résistantes.

« Nous prenons le problème à la source en proposant une désinfection continue des litières. Elles emmagasinent toutes les déjections pendant tout le cycle d'élevage. C'est là où se multiplient toutes les bactéries et les virus. Le confinement nécessite une biosécurité dans le bâtiment d'élevage et un entretien sanitaire très pointu. », expose Charles-Olivier Oudin, directeur financier d'Octopus Robots.

Charles-Olivier Oudin.mp3, par Inconnu

Le robot mesure aussi des données comme la température, l'humidité, ou encore le niveau d'ammoniac, un problème pour le développement des volailles. Il envoie des alertes à l'éleveur en cas d'anomalies. En plus de ces initiatives, un plan gouvernemental, le plan Ecoantibio 2017, a pu faire prendre conscience de la dangerosité de l'anti-biorésistance dans les exploitations.

Portrait de Hugo Blin

Hugo Blin