Un système de consigne dans les Pays de la Loire

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Elle s'appelle Bout à Bout. En deux mots, la consigne, c’est un procédé qui permet de ramener sa bouteille chez le producteur pour qu'elle soit lavée et réutilisée au lieu d'être recyclée. C’est beaucoup moins gourmand en énergie. Pour cela, le consommateur paye un surplus qu'on lui rendra s'il ramène sa bouteille.

 

Ce système a été abandonné en France dans les années 90, quand les producteurs ont préféré payer une amende pour utiliser des bouteilles jetables.  Actuellement, cinq producteurs de boissons de l'agglomération nantaise sont partenaires du projet pour remettre en place cette pratique de circuits courts dans notre région. Pour réduire encore les coûts, la prochaine idée est d’utiliser des bouteilles standardisées entre les commerçants pour faciliter le lavage. « La standardisation c'est quelque chose auquel on réfléchit avec les producteurs. Si effectivement ça répond à une demande et que c'est possible pour ces producteurs, ce serait beaucoup plus intéressant. On pourrait simplifier et rendre moins cher la logistique. Cette bouteille standard c'est l'assurance d'une bouteille adaptée. », explique Célie Couché, fondatrice de Bout à Bout.

Des bouteilles standardisées.mp3, par Inconnu

Parmi les partenaires, il y a par exemple Philippe Moreau, il est brasseur bio à Rezé avec sa brasserie Philmore. Pour lui, la consigne ce n'est pas nouveau, il lave lui même ses contenants depuis le début de sa production il y a moins d'un an. Mais les volumes deviennent trop grands pour le faire tout seul. Bout à bout tombait à point nommé, même si pour l'instant, avec peu de producteurs dans le circuit, la rentabilité est faible selon lui. « La difficulté liée à la collecte ou au lavage en faisant appel à une société c'est le modèle économique. Pour le moment il est quasiment moins onéreux de racheter des bouteilles neuves qui nous sont livrées sur le lieu de production. Mais ce qui va pouvoir diminuer les coûts c'est que le nombre de producteurs qui s'engage dans cette démarche se multiplie pour collecter des volumes plus importants et optimiser les coûts. Plus Bout à Bout collectera de grandes quantités, plus les frais de transports seront répartis et individuellement plus supportables. », précise Philippe Moreau.

Multiplier les partenaires.mp3, par Inconnu

Bout à Bout, encore en phase d’expérimentation, peut compter sur un laveur de bouteille professionnel basé en Loire-Atlantique. Dans le Maine-et-Loire, ils mutualiseront une laveuse mobile avec un syndicat de traitement des déchets.

Portrait de Hugo Blin

Hugo Blin