Un taux de radioactivité élevé sur un chemin de Guérande

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Une étude réalisée dans la presqu'île guérandaise indique un taux élevé de radioactivité.

Cette étude, menée par la Commission de recherches et d'informations indépendantes sur la radioactivité, (CRIIRAD), une association nationale créée après la catastrophe de Tchernobyl afin de sensibiliser les populations au risque de la radioactivité, relève un taux 3000 fois supérieurs à la normale,  sur le chemin du Bout-du-Bois à Guérande.

Pour obtenir ces relevés, le laboratoire de recherche de la CRIIRAD s'est basé sur des relevés fait par hélicoptère au-dessus du sentier, eux-mêmes établis à partir du recensement obligatoire réalisé par l'entreprise AREVA. Ainsi, les mesures ont pu être réalisées à moins d'un mètre au-dessus du sol.

Si cette radioactivité existe à Guérande, où pour autant il n'y a pas de centrale nucléaire, c'est parce que la presqu'île a pendant longtemps abrité des mines d'uranium. Ces mines ont ainsi engendrés des remblais radioactifs, qui subsistent dans les sous-sols du sentier.

Un tel taux de radioactivité peut par la suite entraîner différents problèmes de santé allant de l'irritation au cancer, dus à une exposition plus au moins longue à cette radioactivité. 

 
Afin de limiter les risques associés à un tel taux, la CRIIRAD demande à ce que ces déchets  soient déplacés dans des sites de stockage permettant leur confinement. Pour l'heure, la municipalité de Guérande a transmis un courrier à la Direction régionale de l'environnement, de l'aménagement et du logement, et devrait saisir la préfecture de Loire-Atlantique à ce sujet dans les prochains jours.

Bruno Chareyron, directeur du laboratoire de recherche de la Commission de Recherches et d'Informations Indépendantes sur la Radioactivité explique les raisons de ce taux élevé.

Portrait de Jean-Baptiste Maître

Jean-Baptiste Maître