Urgences du CHU de Nantes : un climat tendu depuis plusieurs années

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Malgré des avancées notables dans les négociations qui se sont déroulées avec la direction, les salariés du service des urgences adultes du CHU de Nantes ne décolèrent pas. Leur mouvement, qui a débuté le 1er mars dernier, était toujours en cours ce vendredi 11 mars 2016. Parmi les avancées obtenues par les employés : l'obtention d'un poste supplémentaire pour les urgences psychiatriques, des renforts d'effectifs qui se traduisent en « Équivalents Temps Pleins », ainsi qu'une prime d'infériorité pour les heures de travail effectuées en sous effectif. Mais malgré cela, le mouvement perdure. Pour trouver une explication à ce mal-être des employés de l'hôpital public, il faut remonter au minimum à 2009, année charnière pour les établissements, avec la mise en application de la loi Bachelot, imposant aux CHU à trouver un équilibre dans leurs finances. De plus, le centre hospitalier de Nantes a la charge d'autofinancer en partie son futur déménagement sur le site de l'ancien Marché d'Intérêt National sur l'île de Nantes, comme le confirme Mickaël Bocquier, secrétaire adjoint de la section CFDT du CHU de Nantes.

 

mickael_bocquier_02.mp3, par Thomas Groussaud

Contactée par nos soins, la direction du CHU de Nantes n'a pas souhaité répondre à notre demande d'interview mais nous a fait parvenir un communiqué justifiant de la création de 18 postes paramédicaux supplémentaires ainsi que la prise en compte des problèmes d'incivilités dont sont victimes les employés des urgences. Enfin, les dirigeants regrettent de ne pouvoir donner suite à une partie des revendications, ces dernières ne pouvant être discutées qu'au niveau national.

Crédit Photo : 20 Minutes

Portrait de Thomas Groussaud

Thomas Groussaud