Le procès de Jean-Michel Big Data

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Dès les premières minutes le ton est donné : "Accusé, levez-vous !" Pas de doutes, nous sommes bel et bien au coeur d'un procès. Pourtant, l'accusatrice se nomme Yolande... Vie Privée ! Cette dernière accuse formellement Jean-Michel Big Data de lui vouloir du mal, au point de la tuer. Vous l'aurez compris toute cette mise en scène, mieux qu'une conférence, est avant tout là afin de nous faire réfléchir sur les données que nous émettons en permanence, avec nos moindres faits et gestes, mais aussi des utilisations que peuvent en faire les entreprises privées, souvent à des fins mercantiles.

L'Institut Kervégan, à l'initiative de ce procès hors du commun, dans le cadre de la Nantes Digital Week, a mandaté "la Belle Boite" pour tenir les rôles clés (juges, greffier, etc.). Les avocats de la partie civile et de la défense étaient, en revanche, bien compétents pour remplir ce rôle. De quoi rajouter une dimension réaliste, même si ces derniers n'auront pas manqué d'humour face à des jurés tirés au sort parmi les spectateurs.

En ce qui concerne les témoins de cette "affaire", se sont relayés à la barre Marc Gelgon (Laboratoire LINA - Polytech Nantes), Pierre-Yves Huan (Associé Data4People et Designer produits et Espaces) et Heidi Ghernati (Co-Gérant Bakasable et Designer d'interactivité) pour apporter plus de profondeur aux débats.

Récit d'une réflexion judiciaire avec Guillaume Planchard.

 

Reportage : Thomas Groussaud et Charlotte Farouault - Rencontre avec Stéphanie Rabaud, sociologue et directrice de l'Institut Kervegan, Laboratoire d'idées à Nantes

                                                            

Portrait de Thomas Groussaud

Thomas Groussaud